A la veille de mon 32eme anniversaire, c'est vers vous que volent mes pensées.... J'aurais tellement désirer pouvoir partager ce jour là avec vous! J'aurais tellement rêvé pouvoir vous serrer dans mes bras! Mais la vie et le destin en ont malheureusement décidé autrement...vous êtes tous deux loin de moi et de mon coeur, mais je vous sens pourtant si près de moi.
Je sais qu'il me faut accepter, mais il y a des jours et des dates qui me rappellent inlassablement que plus jamais je ne vous reverrais. Vous êtes ensemble, là haut, et pouvez constater mon chagrin, ma douleur, mon manque de vous.
Je sais que cela ne sert à rien , mais moi, j'en ai besoin.
Vous étiez deux êtres si chers à mes yeux. Vos âmes étaient si pures.
Toi, mon petit papa chéri, tu as toujours été là pour moi. je t'aime tellement tu sais! Je te l'ai d'ailleurs dit, et ça fera tout juste un an demain. On a apprit le jour même de mon anniversaire que ta maladie était irréversible et que tes jours étaient comptés. J'ai eu l'immense honneur d'être la première a qui tu l'as annoncé. Je dis l'immense honneur, car j'ai alors pu partager tes émotions "à chaud". Tu avais le coeur lourd et serré; je le voyais bien. Mais là encore, une fois de plus, tu as essayé de me préserver en continuant de blaguer et sourire. Oh! Mon ptit papa chéri! Je t'aime; j'ai réussit à écouter ce que mon coeur me dictait ce jour là, et j'ai pu te prononcer ces mots. Je suis tellement heureuse d'avoir pu te le dire avant que tu nous quittes.... Je t'aime de tout mon coeur.
Et toi, ma petite puce d'amour. Ma petite Camille chérie. Mon bébé désiré.Ta vie ne pouvait se faire ici, à nos cotés, alors on a choisit, ton papa et moi,de te laisser monter au doux pays des anges. Si tu savais à quel point je t'aimais déjà! Je te l'ai dit et je suis heureuse que tu le saches. On m'a souvent repproché d'être dure, froide voir même insensible à tout ce qui nous arrivait, mais ce que les autres ne comprennaient pas, c'est que si, à ces, moments là j'écoutais trop mon coeur, jamais je ne t'aurais laissé sortir du nid douillet que je t'offrais! Toi, tu le savais que je souffrais; je te le disais. Mais que c'était dur de savoir que je te sentais bouger et que j'allais devoir t'accoucher!... J'étais tellement fière de toi, mon troieme petit bébé, en qui nous avions fondé tant d'espoirs!
Je sais que tu es bien là haut et que ta vie y est meilleure que si tu étais là, près de nous. C'est terrible comme paroles, de la part d'une maman, mais lorsque je les dis, je pense avant tout à toi, mon bébé...
Au moins, je me rassure en me disant que là bas, vous ne souffrez pas. Je sais que vous veillez sur nous...
Je vous aime profondément et ne vous oublierais jamais.
Bonne nuit mes chéris
Moi
ps : je vous dédie mon blog.